Un commissariat de police éventré, un bus à impériale réduit à une carcasse fumante, des magasins d’électronique et de sports saccagés, des bâtiments rasés par les flammes : le quartier de Tottenham, dans le nord de Londres, ressemble à un champ de bataille. De violentes émeutes ont secoué, dans la nuit de samedi 6 à dimanche 7 août, ce quartier pauvre du nord de Londres, lors des pires incidents que la capitale britannique ait connus depuis des années.
Les troubles ont éclaté dans la foulée d’une manifestation organisée samedi soir pour réclamer « justice » après la mort d’un homme de 29 ans, Mark Duggan, tué jeudi par la police à Tottenham. Les émeutiers ont incendié plusieurs véhicules et un bus à impériale, dont il ne restait quelques heures après que les carcasses. Plusieurs bâtiments ont totalement été ravagés par les flammes, et les pompiers s’activaient encore dimanche en fin de journée pour venir complètement à bout des incendies. Les affrontements ont cessé au petit matin seulement.
Les fauteurs de troubles ont aussi saccagé des distributeurs de billets et des magasins, d’où des personnes cagoulées sont sorties en poussant des chariots remplis de marchandises, et s’en sont pris aux forces de police à coups de cocktail Molotov et autres projectiles.
« Aldi (un supermarché appartenant à une chaîne du même nom) était en feu et des barricades étaient mises en place par les émeutiers. C’était vraiment effrayant », a témoigné à l’AFP Stuart Radose, un habitant du quartier dont l’immeuble a été incendié et qui a dû trouver refuge pour la nuit chez son père.
Source : LEMONDE avec AFP et Reuters






