AFP – Plus de soixante pays se réunissent ce vendredi à Tunis pour définir un plan d’aide humanitaire international au peuple syrien et accentuer la pression sur Damas, lors d’une conférence internationale boycottée par Moscou et Pékin, principaux soutiens du pouvoir syrien.
Organisée par la Ligue arabe, cette conférence internationale réunit tous les pays arabes et occidentaux impliqués dans le dossier, ainsi que les différentes composantes de l’opposition syrienne.
Elle pourrait, selon une ébauche de la déclaration finale relayée par des sources de l’opposition syrienne, appeler les autorités de Damas à mettre en oeuvre un cessez-le-feu immédiat et permettre l’accès des agences humanitaires aux populations en détresse, notamment à Homs, pilonnée sans relâche depuis plus de 20 jours.
Jusqu’à présent, « les discussions les plus avancées portent sur une trêve quotidienne de quelques heures » proposée par le Comité international de la Croix-Rouge, a estimé jeudi un diplomate européen.
La conférence, qui devrait réitérer sa condamnation de la sanglante répression menée par le régime de Damas –plus de 7.600 morts depuis onze mois, selon des ONG–, réaffirmera son soutien au plan de la Ligue arabe, qui prévoit les étapes d’une transition démocratique en Syrie.
Elle exhortera également l’opposition syrienne, fragmentée, à s’unir et se rassembler, et pourrait se diriger vers une reconnaissance a minima du Conseil national syrien (CNS), principale composante de l’opposition syrienne. Le CNS « a une représentation crédible » et « prouvera qu’il existe une alternative au régime d’Assad », a déclaré jeudi soir Mme Clinton.
Toutefois, l’absence de Moscou et Pékin, soutiens indéfectibles de Damas qui ont bloqué à deux reprises une condamnation de la répression au Conseil de sécurité de l’ONU, planera sur la réunion de Tunis.
La Russie, qui fournit des armes à Damas, et la Chine, ont réaffirmé une position dure jeudi, refusant toute « ingérence » en Syrie.






