Categorized | À LA UNE

Nouvelles révélations de Wikileaks : Washington contrôle les pays du printemps arabe par le biais de la société civile

Wikileaks continue de secouer le monde politique en mettant en lumière de nouveaux télégrammes révélant que Hillary Clinton a personnellement approuvé, en 2009, de fournir des fonds aux organisations égyptiennes d’une manière semblable au blanchiment d’argent.
Les télégrammes publiés sur le sites de Wikileaks démontrent que Washington a adopté une politique permettant le transfert de fonds à certains politiciens et activistes à travers des organisations de droits de l’homme américaines ou internationales reconnus.
Un des télégrammes publiés porte le numéro « STATE38619″ au nom de « Clinton » en date du 18 Avril 2009 considéré comme un document confidentiel par le secrétaire adjoint des affaires du Proche-Orient, Jeffrey Feltman. Le document stipule que la politique de la maison blanche consiste maintenant à transferer des fonds des États-Unis pour des groupes de la politique égyptienne à travers des organisations de façade non gouvernementale américaine ou internationale sous la forme de «subventions».
Voici les cables publiés sur le site de wikileaks :
http://wikileaks.org/cable/2009/04/09STATE38619.html
http://wikileaks.org/cable/2009/04/09CAIRO748.html
http://wikileaks.org/cable/2009/02/09CAIRO353.html
En Egypte, des magistrats accusent des organisations non gouvernementales égyptiennes et étrangères, notamment américaines, de mener illégalement des activités « politiques ». Ils ont tenu une conférence de presse ce mercredi 8 février pour justifier leur décision. Quarante-quatre travailleurs associatifs, dont des Egyptiens, 19 Américains, des Allemands, des Norvégiens, des Serbes, des Jordaniens et des Palestiniens ont été déférés le 5 février devant la cour criminelle du Caire en vue d’un procès à une date indéterminée.
Les juges ont d’abord soutenu qu’il ne s’agissait pas d’ONG de défense des droits de l’homme mais d’organisations internationales à but politique. Ils en veulent pour preuve des sondages effectués par ces organisations et qui précisaient la religion des personnes interrogées. Rappelons que la carte d’identité égyptienne comprend obligatoirement la mention de la religion.
Les quatre organisations américaines et l’organisation allemande sont aussi accusées d’avoir violé les lois concernant le financement étranger, le permis de travail et les impôts. Les 43 membres de ces ONG, dont 19 américains et 2 Allemands, risquent des peines allant jusqu’à cinq années de prison. Plusieurs des Américains poursuivis, dont Sam LaHood, fils du secrétaire américain au Transport, se sont réfugiés au sein de l’ambassade des Etats-Unis. Ils ne peuvent toutefois pas quitter le territoire égyptien.
Par ailleurs, une délégation militaire égyptienne qui se trouvait aux Etats-Unis a interrompu inopinément sa visite « en signe de protestation contre les pressions américaines exercées dans l’affaire des ONG », ont indiqué les médias gouvernementaux du Caire.
En Tunisie, l’initiative citoyenne, lancée dernièrement en faveur de la création d’une « Constituante civile » n’a laissé personne indifférent.
D’après l’initiateur de cette idée, M. Mohsen Marzouk, Secrétaire général de l’Instance arabe de la démocratie, il s’agit d’une initiative qui s’inspire des expériences civiles et démocratiques dans le monde dont l’objectif est de promouvoir les valeurs de citoyenneté et de démocratie et de maintenir la vigilance en cette phase marquée par l’absence du contre-pouvoir.
L’idée semble intéressante et originale dans un pays en phase de construction démocratique, toutefois, plusieurs questions sont à poser.
En fait, bien que M. Marzouk nie catégoriquement le rôle de concurrent ou d’opposant que va jouer cette «assemblée parallèle» à la Constituante élue démocratiquement, la réalité est certainement autre. Sinon quel rôle auront les 217 «représentants» enrôlés par M. Marzouk ? Est-ce qu’il vont se contenter d’observer de loin les travaux de la Constituante en faisant juste des recommandations ou bien vont-ils profiter de leurs relations avec certains membres de l’Assemblée pour les influencer et faire ainsi opposition “illicite” ? Une Constituante “parallèle” n’influera-t-elle pas sur le climat politique général du pays en semant les conflits entre les représentants “légaux” et légitimes du peuple tunisien et ceux qui n’arrivent pas jusqu’aujourd’hui à “admettre” le choix populaire.
«certains voix se sont élevées pour mettre en cause cette initiative considérée, non pas simplement comme un contre pouvoir mais plutôt comme une “rébellion contre la volonté” d’un peuple qui a choisi et placé sa confiance dans les 217 membres de la Constituante. Enfin faut-il rappeler que cette idée de constituante parallèle, qui ne représentera aucunement le peuple, a suscité une polémique acharnée sur la nature de cette “initiative” ainsi que son initiateur.
D’ailleurs, M. Moshen Marzouk actif sur le plan international, mais méconnu sur le plan national jusqu’à son adhésion à la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution est depuis quelques jours dans la ligne de mire de plusieurs “rivaux politiques”. Ces derniers qui mènent leur guéguerre contre une figure omniprésente sur les plateaux de télévision voient en lui un “instrument” utilisé par les Occidentaux notamment les Américains pour réaliser leur agenda en Tunisie. Son appartenance en tant que représentant de l’Organisation américaine Freedom House en Afrique du Nord a suscité la polémique. En effet, cette ONG qui regroupe plusieurs figures de l’ancienne Administration de Gerorges W. Bush à l’instar de l’ancien secrétaire d’Etat à la Défense Donald Rumsfeld et dirigée par James Walseg, ancien directeur de la CIA en 1993 est financée par le grand magnat du financement international George Soros. Ce même Soros est, d’après des rapports publiés sur la Toile, parmi les défenseurs farouches de la colonisation israélienne à Al Qods, ne serait-ce que par les grands financements qu’il alloue à cette opération abjecte.
D’après Wikipédia Freedom House a été critiquée par Justin Raimondo, un écrivain américain, qui décrit l’organisation de cette manière : «Les normes de Freedom House sont élastiques et se plient aux ordres de la politique extérieure des États-Unis». De même Freedom House le reconnaît : «Nos divers conseils d’administration sont unanimes pour dire que la prédominance américaine dans les affaires internationales est essentielle pour la cause des Droits de l’Homme et de la liberté».» (Mohamed Ali Ben Sghaïer – realites.com.tn)
Source : Aljazeera, RFI, realites.com.tn

Comments are closed.

Liens utiles




Nos partenaires